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nosferatuttiquanti
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24.08.2005
Dernière mise à jour :
01.12.2007
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Critique litteraire

Le vent dans les saules

Posté le 13.09.2007 par Erzebeth
La plupart d'entre nous connaissent Le vent dans les saules de Kenneth Grahame roman plein de poésie qui fait rêver les enfants et les adultes depuis des décennies grâce à un univers où les animaux vivent en paralèlle des humains.

Plessix en a fait une adaptation BD aux couleurs pastels des plus belles. Le graphisme de l'auteur sert avec brio l'histoire de Grahamme. Ont retrouve pour notre plus grand plaisir Rat, Taupe, Blaireau et Loutre qui sont toujours au prise avec le facéties de Crapaud.
De ses passion pour le canotage en passant par les séjour en roulotte et sa folie pour les automobiles, Crapaud n'a pas sont pareil pour emmener ses amis dans les galères les plus folles.

Je vous conseille vivement la lecture de ces bandes dessinées adaptées avec fidélité. On y retrouve les joies et les malheurs des habitants du bois joli. Et Plessix a su donner une double lecture à ses planche. Ainsi enfants comme adultes y trouvent leur compte.


Le vent dans les saules, Plessix, Delcourt 4 tomes, série finie.



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Le chat du Rabbin

Posté le 14.06.2007 par Erzebeth
Un chat qui se met à parler c'est déjà curieux. Mais quand celui-ci dit au père de sa maîtresse qu'il veut passer sa Bar-Mitsva c'est vraiment surprenant. Ce chat plus sage que les hommes qui dit les choses sans les enrober va surprendre, embarasser et réjouir ses maîtres de bien des façons.
Avec cette série, Joan Sfar nous fait découvrir un monde plein de poésie et de vérité qui dérange. Le judaïsme est présenté avec les mots justes sans désir de prosélitisme. L'auteur a à coeur de présenter ses racines sans fards ni mensonges. Tout est mis à nu, les émotions comme les caractères. Et on doit avouer que le chat et le rabbin sont attendrissant sans trop en faire.
Il est vrai que le graphisme ne peut pas plaire à tout le monde. Mais au delà de ça on trouve vraiment une substance généreuse dans ces pages et ces philactères.

Un seul mot J'aime ! Ce chat est rempli d'esprit !
Une seule chose à dire, vivement la suite !


Le chat du rabbin, Joan Sfar, Poisson Pilote.

La vérité selon Pratchett

Posté le 14.06.2007 par Erzebeth
Imaginez, le Disque-Monde, planète plate comme le disque qui forme son nom supportée par quatre éléphants (mais où est le cinquième ?) eux-même balladés à travers l'immensité spatiale par la grande tortue A'Tuin.

En se balladant sur le Disque-Monde, on se retrouve forcément à jour à l'entrée d'Ankh-Morpok la grand cité où se trouve une superbe école de magie et pas mal de crime (merci la guilde des assassins), de saleté et de coup bas.
Dans cette ville riche d'évènements tous plus folichons les uns que les autres vit William De Worde, écrivain de son état. Son boulot consiste a inventer des nouvelles sensationnelles pour le journal de la cité. Des news qui sont extravagantes et toutes sorties de son imagination bien sûr. Car, où serait l'intérêt d'un journal si il n'amusait et ne divertissait la population avec des histoires fantasques et fantaisistes ? Il faut bien enjoliver la réalité que diable !

Tout va bien pour de Worde, il vit modestement de son travail mais ça lui convient. Eh ! oui...
Puis un jour, un groupe de nain transportant un énorme tas de ferraille se retrouve à croiser le chemin de l'écrivain. Et c'est là que tout bascule. L'énorme machine de fer se révèle bien utile pour débiter du journal en nombre. C'est une presse... Oui une Presse ! Voilà qui rend le rendement deux fois plus efficace, ce qui ne plaît somme toute pas vraiment à la guilde des écrivains...

Avec l'arrivée de cette presse va survenir moult chamboulement dans le monde de l'édition journalistique. On va se poser des questions sur la véracité des informations que l'on décrit dans les journaux, la question de la publicité se trouve abordée et... la question épineuse de l'éthique aussi...


Avec ce roman, Terry Pratchett signe le vingt-cinquième tome des annales du Disque-Monde La vérité (The Truth) et c'est encore avec talent qu'il nous présente ses clins d'oeil subtils et ses jeux de mots bien pensés...
L'auteur mord à pleine dents dans la critique du monde journalistique en abordant tous les types de presse, investigations, scandales... tout y passe. Et c'est toujours avec beaucoup d'humour et de finesse, malgrè tout, que Pratchett nous livre sa vision des choses. Sa plume acide fait encore et toujours des miracles et même si The truth n'est pas mon préféré des Discworld Novels, il reste sans conteste l'un de mes meilleurs souvenirs du Disque-Monde.



The Truth, Terry Pratchett, Doubleday editions.
La vérité, Terry Pratchett, L'Atalante, Presses Pocket.

Histoires de cadavres

Posté le 15.05.2007 par Erzebeth
Macchabées
La vie mystérieuse des cadavres


On est toujours curieux de savoir ce qui va arriver à notre enveloppe charnelle quand on meurt. En effet, le corps humain à toujours fait l’objet de recherches et d’expérimentations diverses au cours des siècles. C'est en explorant cette enveloppe corporelle que les principales découvertes relatives à la chirurgie et à la médecine ont été faites. C’est en bravant les interdits de la dissection que des hommes comme Léonard de Vinci et Ambroise Paré ont pu (re)découvrir le fonctionnement du cœur ou la ligature des vaisseaux sanguins.
Dans cet ouvrage, Mary Roach, journaliste, s’attache à faire découvrir les études et expériences menées sur le corps humain au fil des siècles. Elle détaille tout, l'approche de la résurrection, les exercices «grandeur nature» des futurs chirurgiens esthétiques ou les études balistiques en lien avec la criminologie ou le monde automobile. Mary Roach a à cœur de ne négliger aucune piste et même le cannibalisme à «vertu thérapeutique» est abordé sans tabou. Il ne faut pas oublier les différentes méthodes d’inhumation, de conservation, d’incinération qui sont également détaillées avec beaucoup de soin. De plus, pour donner une tonalité pour le moins brute, Roach n’a pas hésité à décrire ses expériences face à des dissections ou des études de décomposition corporelle en plein air. Tout est décrit avec précision mais sans pour autant réserver l’ouvrage à des professionnels et l’auteur ne se prive pas de donner une petite touche d’humour noir pour dédramatiser les faits ou exorciser des peurs primales. Ainsi rien n’est épargné, de la chirurgie à l’incinération, tout y passe. Roach fini même par se demander ce qui sera le mieux pour son corps, un don à la médecine, un cercueil en chêne ou un tour au columbarium. La question reste en suspens et ce, même pour le lecteur.


Macchabées, la vie mystérieuse des cadavres, Mary Roach, Calmann-Lévy, 2005.


E.

Le lapin ronin

Posté le 30.03.2007 par Erzebeth
Voici une petite perle du manga qui a su marquer de son empreinte ma bibliothèque : Usagi Yojimbo.

Ces bandes dessinées crées par Stan Sakai racontent l'histoire de Miamoto Yojimbo, un samourai de l'ère Edo devenu Ronin après la mort de son maître. Ce lapin doué d'une grande habileté est d'un esprit aiguisé sait, au fil de ses aventures, nous inviter dans un japon médiéval plein de rebondissement. La mythologie, l'histoire la poèsie japonaises sont présentes et Sakai nous introduit modestement dans les coutumes de son pays d'origine.
Les histoires ont toujours une petite morale mais qui n'est jamais envahissante, c'est surtout de bon sens qu'il est question sans tomber dans le mielleux du politiquement correct.
Ce manga qui n'en est pas un à proprement parler mérite quelques instants d'attention autant pour l'histoire que pour les dessins qui savent, en trois cases, savamment distribuées, découvrir des émotions intenses.

Je conseille !

Usagi Yojimbo, Stan Sakai, Paquet.

Je suis une légende

Posté le 12.03.2007 par Erzebeth
Robert Neville est le dernier survivant de son espèce. Il est le seul être humain restant sur Terre. Barricadé chez lui, avec une organisation digne d'un Robinson Suisse, il resiste chaque nuit un peu plus à ceux qui ont remplacé les créatures de son espèce.
C'est le seul homme face aux vampires que sont devenu tous ceux de son espèce. Nuit après nuit, Robert doit résister à la tentation de rejoindre ses amis qui le hèlent sans fin de la tombée de la nuit à l'aube.
Puis un jour, voilà qu'arrive une femme, pas une vampire, on dirait plutôt la seule et unique survivante de la féminité humaine sur Terre. Que doit faire Neville, que va-t-il faire ?
Torturé entre le doute et l'envie de serrer cette femme superbe dans ses bras, notre héros va devoir se décider tôt ou tard, au plus tard avant la tombée de la nuit, disons avant que la femme qu'il voit dehors ne finisse en sandwich...

Je suis une légende, loin d'être un chef-d'oeuvre est un court roman qui reste haletant. L'auteur a su instaurer un climat angoissant sans trop forcer le trait, et le héros sait se faire apprécier du lecteur. A tel point que l'on regrette de ne pas en savoir un peu plus à la fin !

A savoir, le roman doit être adapté à l'écran avec Will Smith à l'affiche. Sortie prévue pour le 14 décembre 2007.


Je suis une légende, Richard Matheson, Folio S.F.

Paris vampire

Posté le 22.02.2007 par Erzebeth
Imaginez donc un certain Ferdinand Poitevin, immigré, fraîchement débarqué en France. Gagnant peu avec son emploi de gardien de nuit, il est obligé de loger dans une cave mal isolée sous des cartons, dans son maigre cercueil fait de bois de cagette. Ce pauvre vampire, fils d’un comte roumain et d’une belle française de modeste condition est bien embêté par sa condition. S’il veut survivre il doit boire le sang du cou d’une jeune damoiselle. C’est là que réside le problème, l’humanité de sa mère réside en lui comme autant de barrières qui l’empêche de croquer les belles.
Le voilà qui fait la queue devant les abattoirs pour avoir un peu de sang animal, qui s’introduit dans une morgue pour essayer de soutirer une goutte à un cadavre congelé. Autant de mésaventures qui empêche Ferdinand de se remplumer autant pécuniairement que physiquement…


Paris vampire, un roman de Claude Klotz, aborde le thème vampirique avec une facilité déconcertante. Jonglant avec l’humour noir sans problème il nous offre un roman simple et agréable à lire. On suit avec délice les aventure de ce pauvre immigré pas très dégourdi avec les femmes et on espère avec tendresse qu’il finira par goûter au sang des françaises. Il fait un peu pitié dans sa cave mais son destin nous fait rire et ça, Klotz l’a compris et use de son humour si ce n’est avec parcimonie avec la plus grande des tendresses pour son personnage.


Petite anedocte, ce roman a été adapté au cinéma avec Christopher Lee dans le rôle du père et Bernard Menez (le seul, l'unique) dans le rôle de Ferdinand Poitevin, dans mes souvenirs c'est un film modeste mais un bon divertissement !

Paris Vampire, Claude Klotz.

Cafard ou cancrelas ?

Posté le 31.01.2007 par Erzebeth
"Lorsqu'après avoir lu une page d'Idées Noires de Franquin on ferme les yeux, l'obscurité qui suit est encore de Franquin." Sacha Guitry.

Qui ne connait pas Franquin et son inoubliable Gaston Lagaffe ? Ses gaffes, ses inventions farfelues, la mouette rieuse, le chat, la souris (Cheese), le poisson (Bubulle) ?
Que de rires le grand Franquin nous a apporté avec son héros sans emploi...
Mais Franquin c'est aussi la révolte, révolte contre les grandes andouilles, contre les grenouilles de bénitiers, la bêtise universelle et... les chasseurs bêtes et méchants.
Franquin c'est aussi ces planches publiées sous le titre des Idées Noires chez Fluide Glacial.
Ces planches tirées minutieusement à la plume et à l'encre noire révèlent un univers sombre, réaliste et pourtant on trouve toujours sous la couche de desespoir un ressort comique qui nous touche en plein coeur même si les faits évoqués sont tragiques. Voilà le talent de Franquin. Il a su, à travers ses idées noires, faites d'ombres et de lumières, faire passer un message humaniste et ô combien salvateur.
Lorsque l'on referme alors à regret le recueil on ne broie pas du noir ou alors juste pour pleurer la disparition de ce dessinateur de talent.


Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial.

Goth le manga noir.

Posté le 12.01.2007 par Erzebeth
Deux adolescents, Morino Yoru et Kamiyama sont liés par la même passion macabres. Tout les deux admirent les meurtres commis par des serial killers. Tout au long du manga, ils sont confrontés à plusieurs meurtriers, ils les rencontrent et en réchappent, mais n’en ressortent jamais indemnes.

Goth est l’adaptation d’un livre écrit par Oiwa Kendi. L’esthétique du dessin de Otsuichi fait légèrement penser à celle de MPD Pyscho sans trop s’en rapprocher. L’histoire et parfois un peu flou est dure à suivre. Cependant, la trame est bien présentée, il ne reste qu’a être attentif à la lecture et à ne pas hésiter à revenir en arrière lorsque l’on est pris d’un doute…


Goth, Oîwa Kendo et Otsuichi, Senpai, 2006.

Lecture d'été bis

Posté le 09.08.2006 par Erzebeth
De retour de Bretagne, la terre de mes ancêtres (sonnez Bombardes et binious), je reviens les mains chargées de livres (neuf kilos, merci Amnesty International).
Et dans le lot je rapporte un petit livre consacré à l'Agrippa, grimoire en usage en Bretagne jusqu'il y a encore peu de temps...

Evidemment je ne détiens pas d'Agrippa les seuls exemplaires restant étant conservées dans les archives nationales comme des manuscrits de grande valeur (il y a des autographes d'inquisiteurs dessus...)

Agrippa, le grimoire des anciens bretons, fut publié à titre posthume en 2003.
Il fut écrit par Pierre de la Haye qui s'était vivement intéressé aux mythes et légendes de Bretagne.
Cependant, ici il s'agit plus d'une étude critique et journalistique que d'un récit de conte de fée.
Tout en offrant au lecteur des passages pour le moins curieux de ce grimoire, Pierre de la Haye s'interroge sur les croyances des Bretons qui l'ont utilisé, sur les histoires qu'il a pu entendre et sur les similitudes qu'il a pu remarquer entre ce grimoire et celui du Pape Honorius.
Il se demande également pourquoi cet ouvrage n'a pas passé les "frontières" de la Bretagne quand même les censeurs et les inquisiteurs se battaient pour l'arracher aux mains de ses détenteurs et le censuré et l'annoter.
De la Haye a d'ailleurs retrouvé un folio supplémentaire en forme d'exorcisme inséré dans un des exemplaire conservé dans les archives.

Ensuite la question qui taraude l'auteur, celle qui est le fil conducteur de tout l'ouvrage : pourquoi l'Agrippa, qui est bien un livre de sorcellerie au même titre que La poule noire, Le dragon rouge ou Le grand Albert, utilise pour ses conjurations des prières religieuses et des passages de la bible ? La religion évoqué dans le grimoire est des plus respectueuse et sert quand même à faire le mal ou à s'emparer de pouvoirs occultes...

L'analyse de Pierre de la Haye est fort intéressantes et donne envie de consulter les archives nationales pour voir de ses yeux un si curieux phénomènes qui en terme de lecture et non de censure, n'a pas dépassé l'Ile et Vilaine, mais qui est cité par bien des historiens bretons comme Anatole Le Braz et dont le nom apparait dans le dictionnaire de Breton-Français de Roparz Hemon comme un nom commun qui signifie « livre de sorcellerie »...


Pierre de la Haye, Agrippa, le grimoire des anciens bretons, Coop Breizh, 17€

E.
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