Posté le 24.09.2007 par Erzebeth
Comment peut-il y avoir encore des nuages lorsqu'après une soirée passé avec des gens d'une valeur inestimable, des parcelles de joies illuminent vos pensées ?
Ces jours de lièsse sont les plus beaux parmi toutes les brumeuses aventures qui nous assaillent. Et c'est toujours avec un bonheur renouvellé que je me laisse porter par les merveilleux sentiments qui bercent mon coeur (fut-ce t-il immonde) durant ces instants là.
Les fées et les esprits visitent alors notre esprit et distillent des gouttes de plaisir et d'émotions souveraines en ces moments chéris que rien ne pourrait troubler si ce n'est les tortures mentales que l'on s'inflige...
Bercé par cette douce musique, nous sommes alors prompt au changement, à l'amélioration de notre humeur. Je loue ces moments de quiètude et de joie simple qui font battre mon coeur malade à un rythme régulier qui redonnent alors des couleurs à ma pâleur cadavérique.
E.
--
Posté le 20.09.2007 par Erzebeth
Enjoy the Silence
"Words like violence
Break the silence
Come crashing in
Into my little world
Painful to me
Pierce right through me
Cant you understand
Oh my little girl
All I ever wanted
All I ever needed
Is here in my arms
Words are very unnecessary
They can only do harm
Vows are spoken
To be broken
Feelings are intense
Words are trivial
Pleasures remain
So does the pain
Words are meaningless
And forgettable
All I ever wanted
All I ever needed
Is here in my arms
Words are very unnecessary
They can only do harm
Enjoy the silence"
Depeche Mode
Le clip original :
http://fr.youtube.com/watch?v=Hd7y6A-5uTY
Le clip de la version remixée par un des membres de Linkin Park et que j'apprécie également :
http://fr.youtube.com/watch?v=_JmSDsrRf80
Now I enjoy it more than than anything else.
E.
Posté le 16.09.2007 par Erzebeth
J'avais déjà évoqué sur ces pages les diverses modifications corporelles que l'homme peut se faire par envie de se plaire ou de se demarquer. Il en est des "body transforming" comme d'autres lubies et passion. Parfois discrètes comme peuvent l'être les scarifications et les "cutting", parfois plus poussées comme les mutilations et excisions en tout genre. Certains souhaitent arborer de jolies cicatrices en forme d'oiseau, de papillons, d'étoiles ou que sais-je encore. D'autre préfèrent, quant à eux, montrer des mutilations plus prononcées comme l'amputation d'un doigt, d'une main, d'orteils divers et variés. Certains vont même jusqu'à devenir assexués...
Ce qui est le plus frappant, c'est que ces amputations volontaires ne sont pas dues à une gangrène purulente - fut-ce t-elle située sur le gros orteil - mais bel et bien à une envie d'avoir des bouts en moins. Alors à coup de tranchoir sur le billot ou de scalpel dans le lavabo (quand ce n'est pas le couteau à pain) ils y vont gaiement et minutieusement. Il en est qui sont patients et dénudent petit à petit un doigt pour n'y laisser apparaître que la phalange d'une blancheur opaline et finissant par oter cet os devenu surplus et d'autre qui tranchent dans le vif en coupant d'un geste sûr (?) ce "petit" bout qui dépasse...
Quel est donc cette étrange lubie qui les pousse à agir ainsi ? Etant donné que je n'ai pas testé, je ne peux pas répondre de manière satisfaisante. Peut-être devrais-je essayer ? J'aimerai savoir ce que l'on peut retirer d'un tel acte. Il est vrai que certains artiste ont modifiés leur corps pour créer un manifeste artistique (cf. Orlan par exemple) mais quand ce n'est pas dans ce but alors pourquoi ? Peut-être pour avoir une réponse plus rapide de la Cotorep ! Dans ce cas je vais m'y mettre de ce pas.
E. *partie énucléer son oeil gauche à la petite cuiller*
En illustration une amputation de la main miam... C'est pas moignon tout de même. (Crédits : Modblog)
Posté le 16.09.2007 par Erzebeth
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Joachim du Bellay,
Les regrets.
Posté le 16.09.2007 par Erzebeth
Ange ou démon, quel est donc des deux celui qui a le plus d'attrait à mes yeux ? A y réfléchir, je préfère les anges déchus. Ils sont bien plus beaux dans tout leur chaos que les anges et chérubins tels que l'imagerie usuelle veut bien les dépeindre.
La chute, même si elle est synonyme de damnation est plus belle et passionnée qu'une ascension célèste qui perdure dans sa joie et sa pathétique naïveté.
C'est peut être une vision romantique stupide et ces reflexions n'engagent que moi...
Et vous Anges ou démons ? allez encore une question dans le vide !
E.
Illustration Gustave Doré pour le
Paradise Lost de Milton.
Posté le 16.09.2007 par Erzebeth
Mais, mais, mais, le temps passe et voilà que je me rends compte que cela fait maintenant deux ans que ce blog palpite au rythme de mes idées noires.
Deux ans que je déverse ma bile et mon goût pour le noir sur ces pages vibrantes de l'internet.
Je tiens à remercier tous ceux qui, par leur visite, leur lecture assidue ou pas ont su malgré eux me donner l'envie de continuer.
Merci à Malicious, Willow, Lux et Tenebrae, Chien Errant, PerCeVal, et les autres que je ne cite pas mais à qui je pense...
Une dernière pensée, écorchée, à un petit démon, à ce Peter Pan qui a su me redonner espoir et qui illumine mes heures de joie et de desespoir... Non ce n'est pas négatif !
Absinthe pour tout le monde et une lame bien aiguisée pour moi ! Il est toujours des "abcès" à inciser chez moi !
E. Petite fée aux ailes brûlées.
Posté le 15.09.2007 par Erzebeth
Posté le 13.09.2007 par Erzebeth
Nous avons commencé la cérémonie comme nous l’a demandé Marion en suivant scrupuleusement les instructions de son livre, De Vermiis Mysteriis. Un feu a été allumé dans la cheminé et nous traçons à la craie sur le sol un pentacle que nous ornons des symboles appropriés, en n’omettant pas de placer en son centre deux cierges noirs de chaque côté du morceau d’ambre dans lequel est emprisonné l’esprit. Mes compagnons s’assoient en cercle tandis que moi – en tant que « sentinelle » chargée de la protection contre les esprits maléfiques – je m’installe à l’écart, dans un coin de la pièce.
Marion jette une poignée de poudre dans la cheminée, ce qui produit une fumée âcre et étouffe un peu les flammes qui ont pris une repoussante couleur vert brunâtre. Mes amis commencent maintenant à entonner l’incantation en latin extraite du grimoire.
Deux heures se sont presque écoulées. Je vois un filet de fumée s’élever du morceau d’ambre dont la surface semble fondre en bouillonnant. Est-ce possible ? Aurions-nous enfin réussi ? Je peux distinguer comme une forme…
Le jour suivant. Après avoir réglé tous les détails, nous avons fait le serment de ne jamais parler de ce qui s’est produit la nuit dernière. Nous avons trouvé des explications satisfaisantes pour justifier la mort de Robert et, dans une certaine mesure, la folie d’Harold. Le shérif a cru à notre histoire d’accident de charrette – nous avions tout prévu. Nous lui avons dit que Robert s’était brisé la nuque en tombant, et que la tête d’Harold a heurté un rocher lorsque le cheval s’est cassé une jambe et a fait basculer l’attelage. Si seulement c’était bien ainsi que cela s’est passé ! Nous resterons marqués à vie par ce que nous avons vécu cette nuit.
La chose s’est matérialisée au centre du pentacle, informe et indistincte. Sa terrible voix aurait dû nous inciter à la prudence, mais nous nous sommes comportés comme des idiots. Lorsqu’elle eut fini de parler, Marion l’a aspergée avec cette fichue poudre – la poussière d’Ibn-Ghagi, comme il l’appelle – c’est alors que nous l’avons vue.
Aucun mot ne saurait décrire cette monstruosité sans visage et ses mille bouches. Elle se dandinait et bouillonnait de sorte qu’il était impossible de la voir correctement. Son aspect était tellement terrifiant que j’en suis resté pétrifié, au point d’en laisser tomber mon crayon par terre. Cecil et Marion paraissaient aussi effarés que moi, mais Crawford parvint à pousser un cri perçant. Robert, quant à lui, se leva et – avant que nous n’ayons pu l’en empêcher – il s’est avancé comme s’il voulait embrasser notre épouvantable invité. Les bras de ce dernier, ou plutôt les appendices qui lui tenaient lieu, s’emparèrent de notre ami et firent pivoter sa tête comme s’il avait été une simple poupée. Son corps sans vie fut ensuite projeté en arrière. Il tomba sur Harold qui commença à hurler de façon atroce – des hurlements qui ne cessèrent même pas lorsque nous l’avons confié aux hommes du shérif.
Pourtant, tout n’était pas perdu. Marion est maintenant convaincu que si nous avions gardé notre sang-froid, nous aurions pu inverser l’incantation et ainsi renvoyer la créature dans ses domaines. Mais Crawford a paniqué et, dans son désir insensé de chasser l’entité, il a commis l’erreur d’effacer une partie du pentacle qui a aussitôt perdu toute efficacité. Libérée de l’emprise des symboles, la chose – avec un glapissement qui ne pouvait exprimer qu’une abominable satisfaction – s’est alors ruée hors de la maison en passant par une fenêtre, telle une bourrasque de couleurs mouvantes.
Marion es persuadé qu’il est encore possible de la détruire ou – tout du moins – de la faire partir, mais aucun de nous ne se sent le cran de tenter ça. Il paraîtrait que le rituel que nous avons employé lierait la chose à la maison. C’est sans doute vrai, car quand nous sommes revenus quelques temps plus tard pour récupérer nos affaires, nous l’avons entendue faire du bruit dans le grenier. Les signes protecteurs amoureusement gravés par Marion quand tout allait bien – des jours qui me semblent bien lointains désormais – sont apparemment efficaces et permettent au monstre d’accéder seulement au grenier de la maison.
Journal de Rupert Merriweather,
jeu de rôle de l'épouvante L'appel de Cthulhu.
Posté le 13.09.2007 par Erzebeth
La plupart d'entre nous connaissent
Le vent dans les saules de Kenneth Grahame roman plein de poésie qui fait rêver les enfants et les adultes depuis des décennies grâce à un univers où les animaux vivent en paralèlle des humains.
Plessix en a fait une adaptation BD aux couleurs pastels des plus belles. Le graphisme de l'auteur sert avec brio l'histoire de Grahamme. Ont retrouve pour notre plus grand plaisir Rat, Taupe, Blaireau et Loutre qui sont toujours au prise avec le facéties de Crapaud.
De ses passion pour le canotage en passant par les séjour en roulotte et sa folie pour les automobiles, Crapaud n'a pas sont pareil pour emmener ses amis dans les galères les plus folles.
Je vous conseille vivement la lecture de ces bandes dessinées adaptées avec fidélité. On y retrouve les joies et les malheurs des habitants du bois joli. Et Plessix a su donner une double lecture à ses planche. Ainsi enfants comme adultes y trouvent leur compte.
Le vent dans les saules, Plessix, Delcourt 4 tomes, série finie.
Posté le 13.09.2007 par Erzebeth
Si j'étais…
Si j'étais un objet, je serais une lame.
Si j'étais une saison, je serais l'hiver.
Si j'étais un plat, je serais rien.
Si j'étais un animal, je serais un chat.
Si j'étais une chanson, je serais Meds.
Si j'étais une couleur, je serais le rouge.
Si j'étais un roman, je serais
Le maître des illusions.
Si j'étais une légende, je serais celle d'Arthur.
Si j'étais un personnage de fiction, je serais Luthien.
Si j'étais un film, je serais La liste de Schindler.
Si j'étais un dessin animé, je serais Les noces funèbres.
Si j'étais une arme, je serais un kriss.
Si j'étais un endroit, je serais une falaise face à la mer.
Si j'étais une devise, je serais : carpe diem.
Si j’étais un oiseau, je serais un macareux.
Si j'étais un air, je serais du concerto pour orgue de Bach.
Si j'étais un élément, je serais le feu.
Si j'étais un végétal, je serais un cactus.
Si j'étais un fruit, je serais un litchi.
Si j'étais un bruit, je serais le sifflement du vent contre une joue.
Si j'étais un climat, je serais tempéré.
Si j'étais un loisir, ce serait la lecture.
Si j'étais une planète, je serais mars.
Si j'étais un vêtement, je serais un corset ou une redingote.
Si j'étais une pièce, je serais la bibliothèque du Comte Dracula.
Si j'étais un véhicule, ce serait des rollers.
Si j'étais un adverbe de temps, je serais toujours.
Si j'étais une émotion je serais la mélancolie.