On achève bien les chevaux
Posté le 22.10.2007 par Erzebeth
Je vous annonce que je laisse, pour quelques temps, ce blog en stand-by. Pourquoi ? Tout simplement parce que je n'arrive plus à écrire. Parce que cela ne m'apporte plus aucun réconfort pour le moment. Tout comme la musique, la lecture et ces autres sujets qui d'habitude me font vivre ne me donne plus aucun réconfort.
Quel intérêt de poster des billets ici si c'est pour dire toujours la même chose ? Je crois que les lecteurs assidus et même occasionnels ont bien compris ces derniers temps que j'étais complètement à la ramasse. Je n'ai plus goût à rien et mon passe temps favori se résume à pleurer toute seule dans mon coin quand personne ne peut me voir. (D'ailleurs à ce sujet, je suis passée maître dans la dissimulation pour certains) J'arrive même à chouiner histoire de pourrir une soirée où j'étais censée m'amuser.
Mais voilà, l'envie de hurler et de crier mes douleurs et mes peurs ne pouvant se réaliser autrement qu'en foulant la terre gelée d'un champs en pleine Creuse, je préfère cesser l'activité bloggesque et essayer de reprendre la lecture et ces autres joies ephémères pour tenter de retrouver un semblant de sourire.
J'ai besoin de parler à certaines personnes en particulier, à un spécialiste qui pourra me faire interner, parce que mon coeur est gros de sentiments et que je sens que je bascule vers une envie de plus en plus forte de faire des conneries. De jolies conneries qui règlent tout instantanément pour soi. J'apprends de joyeuses nouvelles, je dis que j'en suis heureuse pour les personnes et en moi même le tas de poussière qui me compose s'effondre encore un peu plus sur lui même et en bonne idiote que je suis je fonds en larme. Brave bête qu'on a éduqué selon les rites consacrés de l'auto-flagellation
Plus les jours et les faits passent, plus ma logique de merde me dit "tu vois, tu es à usage unique, tu fais sourire et après tu lasses" Ou "tu vois finalement, tes actions confirment tes pensées, tu es bien la conne que tu pensais être"
A ceux qui me croise sur le net ou dans la vie réelle, par pitié ne me demandez plus comment je vais, j'en ai marre de sourire et de vous dire "tout va bien".
Je sais que cette lecture n'est pas bien intéressante et pour ceux qui auront lu jusqu'au bout, je vous offre ma gratitude ainsi que mon admiration.
Pourquoi encore une fois j'écris tout ça ? Parce que j'ai tellement mal parfois en dedans que je veux à tout prix que ça sorte même là où c'est déplacé. Parce que j'ai mal et que je ne peux pas le dire devant les gens. Parce que je suis folle et conne et que finalement je fais toujours chier le monde avec mes états d'âme. Mais voilà, à force d'écouter les autres se lamenter j'ai aussi pris le pas. Avant je disais toujours 'tout va bien" avec un grand sourire même quand c'était faux. Maintenant j'ai du mal à le faire mais le revers de la médaille c'est que personne ou presque ne me prends au sérieux. Je crois bien que ce n'est pas un coup de blues qui m'affecte, ou alors il dure sacrément longtemps. Non c'est bien une dépression et le médecin a laché ce mot qui prend souvent tournure de peste bubonique pour ceux qui sont témoins des premiers symptômes qui affectent leurs proches.
Oui c'est une dépression qui creuse petit à petit son nid en moi, qui a allumé un grand feu de joie au sein de mon coeur. Elle n'a pas contrôlé la force de ce feu et me voilà calcinée de l'intérieur. J'ai passé les premier signes d'habitation sous silence et laissé la bête s'installer, maintenant la malfaisante est décidée à rester. Ses racines sont profondes et malgré tout je veux m'en extirper. Pour cela il va falloir que je trouve l'envie de le faire et la personne à qui en parler.
Merci à ceux qui ont lu, merci à ceux qui sont passés en ces lieux. Je vous dit à bientôt qui sait ? Peut-être que la vilaine bête va trouver meilleur hôte, c'est toujours le même fonctionnement avec moi.
Quand j'irai un peu mieux promis je reviendrai hanter ces pages de mes fautes et de mes humeurs. Pour l'heure je vais me fondre dans l'ombre pour n'en ressortir que le jour où un rayon de lumière brûlera mes congères.
Encore merci à vous lecteur et...
Un merci tout spécial au petit démon qui me supporte malgré tout. Qui reste encore attentif à certains de mes gestes pour m'éviter une chute trop dure. Ce n'est pas moi qui suis trop gentille avec toi, c'est toi qui est trop compréhensif avec moi, enfin je crois. Merci à toi petit être aux ailes de soufre, tu as gratté la couche vernie des mes maux et je te le rends de mes mots. Tu es un être d'exception, tout en contradiction. Ta noirceur équilibre ta blancheur et les deux sont fondamentalement indispensables pour te faire rayonner comme actuellement. Opposition is TRUE friendship et William Blake n'a jamais eu autant raison que maintenant.
Au revoir, passez ces pages d'un regard méprisant, lisez tout de bout en bout, crachez à mon visage, je n'en ai plus rien à faire, la seule chose qui m'affecte encore c'est mon reflet dans le miroir.
E.
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Ton frère le 23.10.2007
Ecoute soeurette je savais que tu allais mal .. mais je n'aurais jamais imaginé a ce point. Putain je t'en veux de jamais m'avoir rien dit merde plutot que de laisser ca s'installer parle en a moi je suis ton frere apres tout ! de toute facon je compte en parle un peu avec toi .... bisoux ma soeur je t'aime je veux pas te perdre !!!!!!!
Ah non, hein!
Posté par
willow le 23.10.2007
Bon, d'abord, par égoïsme, car j'adore ce blog que je visite tous les jours! Et puis, parce que se livrer, même à des inconnus, est toujours salvateur. En tant que fan de ta petite personne depuis la première heure, je ne peux que m'insurger devant ta décision! Ceci dit, je comprends, je connais la dépression, le dégoût des autres et surtout de soi-même. A un moment, il ne faut plus faire semblant, mais il faut parler!
D'ailleurs, tu as mon adresse électronique, et c'est en toute sincérité que je te propose de t'épancher, je me ferais un honneur d'être une roue de secours. Tu le sais, sans te connaitre, je t'apprécie ENORMEMENT et ton état actuel me touche personnellement...ben voui...alors n'hésite pas, si je peux t'être d'un quelconque secours...
Bien amicalement
Je comprends ce que tu ressens
Posté par
odéliane le 27.10.2007
Il est vrai que cela devient très dur parfois et surtout pour nous, les âmes désenchantées de nature...mais c'est des moments comme la soirée d'hier soir qui nous font oublier le reste, qui nous réconfortent en nous montrant que nous ne sommes pas seuls, que nous avons encore beaucoup de choses à partager ensemble, à découvrir et aussi à aimer. Multiplions ces instants d'immersion culturelle, lançons-nous de nouveaux projets...Tant qu'il y aura des passions qui nous animent, des désirs à assouvir, des quêtes à parcourir ; je crois que ça vaut le coup de rester !
Je t'apprécie énormément et pour rien au monde je n'accepterai de te perdre. Penses à toutes les sorties qui nous restent à faire, à ton amour, à tes amis et ta famille qui t'aiment et puis aussi ne dit-on pas que c'est de l'obscurité que jaillit la lumière ?